Militia Genavae - l'escrime historique, un art martial europeen

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"(...) il est aussi absurde d'infliger la torture pour parvenir à la connaissance d'un crime, qu'il était absurde d'ordonner autrefois le duel pour juger un coupable (...)"
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[Dict. philosophique, Question]

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(date : 06/02/2012)

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ill titleétymologie et définition de l'épée

étymologie

Le mot épée est issu du latin spatha qui originellement désigne une chose plate. En conséquence, Publius Cornelius Tacitus, dit Tacite, qui vécut d'environ 55 à 120 ap. J.-C., utilise le mot spatha pour désigner une épée à lame plate, large et à deux tranchants. De spatha, les Français firent espée, puis épée alors que les Italiens firent spada et les Espagnols espada.

Parfois, l'épée est désignée par le mot glaive, terme plus symbolique et plus noble. En fait, glaive vient du latin gladius, nom donné à une courte épée à lame à deux tranchants armant les légionnaires romains pendant, en particulier, la Guerre des Gaules. Les Gaulois semblent avoir prononcé glaius, puis glavius. En provençal, la terminaison us disparaît et l'on parle de glavi, en langue d'oil, glaive. Aux XIVe et XVe siècles, l'épée courte à lame à deux tranchants fut nommée braquemart, mot issu du hollandais breecmes.

Si la différence entre glaive et épée est assez floue, en revanche, ces deux types d'armes se distinguent plus nettement des sabres ne serait-ce que par l'origine du mot. En effet, le sabre n'est introduit en France que depuis 1598. Il vient du Hongrois szablya, puis il est transformé en sæbel par les Germains. Le sabre aurait été introduit en Europe occidentale par les Mongols ou les Turcs vers le XVIe siècle et rapidement utilisé par les cavaliers. D'autre part, le sabre donna naissance en Germanie, à une arme courte : le düssek, du tchèque tesdk.

définition

Les écrits anciens ne peuvent nous être d'aucun secours : les mots épées et glaives s'utilisant selon l'humeur des auteurs, pour désigner une arme blanche pourvue d'une poignée prolongée d'une lame plus ou moins longue. Toutefois, dans la Genèse, le mot épée domine.
Pour tenter de distinguer l'épée du glaive, consultons le Petit Robert. Au mot glaive, on lit :

glaive romain

et au mot épée :

épée médiévale

En fait, toutes les définitions que nous avons pu consulter restent aussi imprécises.

Nous nous sommes tournés vers l'ouvrage d'un spécialiste britannique, G.C. Stone (1961). Cet auteur écrit : "... Il n'y a pas de définition pour l'épée qui permette de la différencier des autres armes. La raison est simple... ni la longueur de la lame, ni le type de garde, ni la méthode d'emploi ne peuvent la différencier. Dans la majorité des cas il est facile de classer une arme donnée, mais de nombreuses sont marginales."
Toutefois, Stone propose de grouper les épées en trois classes :

épée d'estoc et de taille

"Les épées frappant de taille sont indiscutablement les plus anciennes", ajoute-t-il.
La proposition de classement de G.C. Stone n'est pas sans intérêt mais nous semble assez confuse et surtout, ne cadre pas avec l'évolution de cette arme. Je pense que le plus important n'est pas la recherche d'une définition précise, pratiquement impossible à formuler. Notre objectif est de suivre l'évolution de cette arme blanche, portative et individuelle et de comprendre les raisons des modifications qu'elle subit au cours des temps plus ou moins anciens de notre Histoire.

bibliographie

LHOSTE Jean, Les épées portées en France, des origines à nos jours, éd. du Portail, 2003.