Militia Genavae - compagnie de reconstitution historique et d'escrime ancienne

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Citation du jour :

"Un duel met les gens en mauvaise posture (...)"
MOLIERE
[Les Fâcheux, I, 6]

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(date : 07/09/2010)

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28 August at 10:17

Reprise des cours le mardi 14 septembre 2010. Nous nous réjouissons de vous retrouver.

2 August at 10:52

Grandes Fêtes Médiévales de Genève, article de la Tribune de Genève http://fb.me/FXcEwSKb

27 June at 17:20

Retrouvez-nous les 31 juillet et 1er août pour la Grande Fête Nationale de Genève qui se tiendra à l'Arquebuse au... http://fb.me/DKHdqPuH

27 June at 17:16

Les cours d'escrime s'arrêtent pendant la période estivale et reprendront en septembre. A très bientôt et bonnes... http://fb.me/CAosmmmg

31 May at 07:15

Andilly, c'est fini! Que d'émotions, de plaisir, de cris de joie! Encore une excellente année qui s'est terminée... http://bit.ly/bqTgOd

25 May at 10:08

J’ai publié 15 photos sur Facebook, dans l’album Andilly 2010 http://bit.ly/bRGwZS

25 May at 09:57

Le 15 mai, sous l'égide de la Compagnie de 1602, nous avons effectué une représentation d'escrime historique au... http://bit.ly/cLJ7YN

25 May at 05:21

Merci à toutes et à tous pour votre participation! Le week-end fut beau, fort en émotions et riche en combats... http://bit.ly/dwuAHW

25 May at 02:01

Une première vidéo du JT de France 3 où l'on nous voit de long en large... :o) http://bit.ly/dbGoie

21 May at 04:49

Retrouvez-nous dans le camp des combattants (n°20 sur le plan) ! Voici le programme des Médiévales pour la... http://bit.ly/bg63yM

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ill titleL'Escalade de 1602

L'Escalade en trois temps

Dernière étape d'une série de tentatives perpétrées tout au long du XVIe siècle par la Savoie qui veut faire de Genève sa capitale du nord des Alpes, l'Escalade est le symbole de la volonté d'indépendance des Genevois.

Premier temps - Escalade des murs

Dans la nuit du samedi 11 décembre 1602, les troupes du duc Charles-Emmanuel de Savoie tentent une attaque par surprise contre Genève, en dépit de "la paix [qu'il avait] jurée et rejurée".

Au terme d'une marche depuis Bonne et La Roche en Haute-Savoie, plus de deux mille hommes à pied ou à cheval parviennent à Plainpalais, un peu hors les murs. Dans leur matériel, des éléments d'échelles longs d'environ 1m70 chacun, emboîtables, pesant quelque 8kg, qu'ils assemblent sur place et hissent le long de la muraille (par dessus laquelle ont été construits depuis lors les immeubles pairs de la rue de la Corraterie).

Tirés de leur sommeil par un coup d'arquebuse du garde Jacques Mercier, tandis que son caporal François Bousezel est le premier à être blessé à mort pendant la ronde de nuit qu'il effectuait, les Genevois s'emparent de leurs armes pour aller contrer l'ennemi. De proche en proche, l'alerte générale est donnée par le porte-lanterne, puis par un coup de feu au poste de la Monnaie, et encore par le tocsin du haut de la cathédrale Saint-Pierre auquel d'autres cloches font bientôt écho.

C'est le peuple entier qui se bat autant que sa milice bourgeoise et la garde soldée. Le symbole le plus célèbre qui nous est resté est la marmite que Catherine Cheynel, épouse de Pierre Royaume, surnommée affectueusement la Mère Royaume, a expédiée sur la tête d'un assaillant. Et Dame Piaget a lancé la clef de sa maison pour que des Genevois puissent passer et prendre l'ennemi à revers. Le projet de l'ennemi de faire sauter la porte Neuve (par le pétardier Picot) pour ménager le passage au gros des troupes ne se réalise pas, parce que le garde Isaac Mercier a le réflexe de faire tomber la herse. Face à cette situation, et se rendant compte que l'attaque a échoué, les troupes ducales ont hâte de retourner à leurs campements avant que le jour se lève.

Deuxième temps - Les temples et le gibet

Le dimanche matin, le peuple de Genève se rend dans les temples louer la providence du Seigneur sous la houlette de Théodore de Bèze, premier recteur de l'Académie, et de Simon Goulart, pasteur à Saint-Gervais. On comptera dix-huit morts côté genevois: leurs ossements seront conservés au temple de Saint-Gervais. Cinquante-quatre cadavres ennemis sont relevés dans les rues et dans les fossés au pied de la muraille. Treize prisonniers, notamment de haute lignée, sont jugés, traités comme "voleurs et brigands" et confiés au bourreau Tabazan pour être pendus le jour même, parce qu'on ne pouvait pas procéder contre eux "comme contre gens de guerre, vu la paix qui avait été jurée et rejurée par le prince."

Troisième temps - La Paix et l'écho européen

En été 1603, le traité de Saint-Julien, conclu avec l'aide des délégués de cinq Cantons suisses, marquera la fin des nombreuses tentatives de Charles-Emmanuel de faire de Genève sa capitale au nord des Alpes. Les cours européennes, notamment le roi de France Henri IV, qui venait de signer l'Edit de Nantes, la cour d'Angleterre, avec successivement Elisabeth I puis Jacques I, l'électeur palatin et le duc de Wurtemberg font pression en vue d'obtenir ce résultat.
L'Escalade va dorénavant marquer la volonté d'indépendance des Genevois et devenir la fête nationale de leur cité.

Source: Compagnie de 1602

Pour en savoir plus

sites principaux:

arrow Compagnie de 1602
arrow Site officiel de l'Etat de Genève

autres sites:

arrow www.ialpes.com
arrow www.herodote.net
arrow www.tiscover.ch

l'Escalade revue et corrigée...

arrow L'Escalade de 1602: revue et corrigée